Scouts ?

Scouts ?
Dans les mouvements de jeunesse importants, ils convient de citer le scoutisme. Je suis actuellement CP dans une troupe FSE, 6°année ( ils avaient besoin de moi ) etc...
Et c'est un formidable outil chrétien d'éducation du jeune par le jeune !
Meilleurs Scouts car Catholiques, meilleurs Catholiques car Scouts...

Et dans tout ca, la Tradition ?
Rangeos et treillis et cheche blanc et autres ?
Attention à l'amalgame, on n'est pas à l'Armée, donc, ne pas en donner l'impression ( même si pour le camp... On a tout ca !!)

# Posté le jeudi 07 février 2008 16:04

Témoignage

Témoignage
Récemment, il a fallu que j'explique en cours (d'H-G) le royalisme à mon voisin. Je me suis alors rendu compte d'une désinformation cruelle faite par la république ( n'ayons pas peur des mots ... et donc de la république ). On ne comprend plus le principe de Roi protecteur !
Que voulez-vous, mesdames, messieurs, l'heure et grave. Une seule chose à faire : témoigner. De la réalité du Royalisme. De la réalité de la France.
J'ai encore foi en la France...
VIVE LE ROY

# Posté le jeudi 07 février 2008 16:01

Pourquoi Royaliste ?

Pourquoi Royaliste ?
Une grande question se pose toujours lorsque l'on est royaliste : un mouvement ? ou aucun ?
Personnellement ( vous saurez tout sur moi, promis ), je n'appartiens à aucun mouvement. Mais... Mon arrière arrière grand père était délégué royaliste de l'Action Française en Normandie.... Ca vous rassure ? Et je suis légitimiste. Bien sûr...
Depuis quand ? Tout d'abord inconsciemment, mais quand vos grands-parents ont les portraits de tous les chefs royaliste dans la cage d'escalier ( sauf mon oncle Monsieur de Frotté et un ami de la famille, Monsieur d'Elbée, qui sont dans l'entrée ), une plaque fleurdelisée "vivre libre ou mourir, etc... Normal, non ? Et ensuite, c'est devenu conscient...

# Posté le samedi 02 février 2008 10:34

Un magnifique cantique

Un magnifique cantique
VEXILLA Regis prodeunt ;                     Les étendards du Roi s'avancent
fulget Crucis mysterium,                        La Croix rayonne en son mystère.
quo carne carnis conditor                      En croix, la Vie subit la mort,
suspensus est patibulo.1                         Et par sa mort eut fruit de vie.
 
Confixa clavis viscera
tendens manus, vestigia,          
redemptionis gratia                  
hic immolata est hostia.
 
Quo vulneratus insuper                         Toi qui reçus le coup de lance
mucrone diro lanceae,                          Au fer brutal, pour nous laver
ut nos lavaret crimine,2                          De la souillure du péché,
manavit unda et sanguine.                    Tu ruisselas d'eau et de sang.
 
Impleta sunt quae concinit                    C'est accompli ce qu'a chanté
David fideli carmine,                             David en des vers prophétiques.
dicendo nationibus :                              Il proclamait : « Sur les nations,
regnavit a ligno Deus.                           C'est par le bois que règne Dieu. »
 
Arbor decora et fulgida,                        Arbre splendide, éblouissant,
ornata Regis purpura,                            Orné de la pourpre royale,
electa digno stipite                                Tronc choisi qui fus jugé digne
tam sancta membra tangere.                De toucher des membres si saints.
 
Beata, cuius brachiis                             Bienheureux Arbre dont les bras
pretium pependit saeculi :                     Ont porté la rançon du monde !
statera facta corporis,                            Tu pesas le poids de ce corps,
praedam tulitque tartari. 3                     Et l'Enfer dut lâcher sa proie.
 
Fundis aroma cortice,   
vincis sapore nectare,
iucunda fructu fertili
plaudis triumpho nobili.
 
Salve, ara, salve, victima,
de passionis gloria,
qua vita mortem pertulit
et morte vitam reddidit.
 
O Crux ave, spes unica,                         Salut, ô Croix, seule espérance !
hoc Passionis tempore ! *                      Procure, au temps de la Passion,
piis adauge gratiam,                             Grâce abondante aux c½urs fidèles,
reisque dele crimina.                            Et rémission aux c½urs coupables.
 
Te, fons salutis Trinitas,                         Trinité, source de salut,
collaudet omnis spiritus :                       Les vivants chantent Vos louanges,
quos per Crucis mysterium                    Victorieux par Votre Croix,
salvas, fove per saecula.4                      Ils recevront la récompense. Amen !
 
 
Notes :
* Pour la fête de l'Exaltation de la Croix : in hac triumphi gloria !
Changements fait par Urbain VII pour le Bréviaire Romain de 1632 :
1 qua vita mortem pertulit, / et morte vitam protulit
2 Quae vulnerata lanceae/ mucrone diro criminum,/ ut nos lavaret crimine,
3 tulitque praedam tartari.
4 quibus Crucis victoriam/ largiris, adde praemium
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# Posté le lundi 28 janvier 2008 15:22

Raspail, ou le royalisme tel que je le vois

A l'occasion de la sortie en libraire du Roi au-delà de la mer, JEAN RASPAIL a accordé un entretien à SÉBASTIEN LE FOL, sur le thème :
«Pas de Dieu, pas de roi !»
 
Le Figaro Littéraire. - Comment peut-on encore se proclamer royaliste en l'an 2000 ?
Jean Raspail. - Le royalisme tel que je le conçois n'est pas une position politique. C'est, au contraire, une attitude éthique, philosophique et religieuse. Le royalisme est une idée belle et noble qui satisfait ce que l'on a de meilleur en nous-même : l'héroïsme, le sens du sacré et l'idéal.

Tout de même, le royalisme n'est-il pas archaïque sur le plan politique ?
L'idée royaliste ne sera jamais ringarde car elle est permanente. Aujourd'hui, en France, personne n'incarne la continuité de la nation. Je pense qu'on peut aimer un roi, être fidèle à un roi... mais pas à un président de la République!

Croyez-vous au rétablissement de la monarchie en France ?
La rupture a été trop longue. Plus de cent cinquante ans se sont écoulés depuis le dernier roi de France. Le roi n'est plus un personnage de l'imaginaire français - si tant est qu'il existe encore un imaginaire français! Dans l'inconscient collectif, le souvenir de l'onction divine, qui faisait autrefois les rois, a disparu. Le roi, l'héritier, le royaume de France, la présence de Dieu dans le pouvoir, le sens de l'Histoire, le destin national incarné par un souverain échappant aux caprices du suffrages universel, tout cela n'a aucun sens pour 99,5 % de nos compatriotes. La France est le le pays d'Europe le plus déchristianisé. Or, pas de Dieu, pas de roi!

Pourtant, la vie des tête couronnées n'a jamais autant fasciné le public. Le succès des magazines spécialisés et des retransmissions de cérémonies royales à la télévision en témoigne.
Si vous voulez dire que les Français sont royalistes sans le savoir, vous vous trompez. S'ils s'intéressent autant à la vie des têtes couronnées, c'est peut-être parce qu'elle les fair rêver. Mais pas plus que celle des vedettes de cinéma. Je suis persuadé que si Henri V avait obtenu le drapeau blanc fleurdelysé en 1873, les Français l'auraient chassé peu de temps après.

L'un des obstacles à la restauration de la monarchie n'est-il pas les prétendants eux-mêmes? Voyez la querelle autour de l'héritage des Orléans...
Les Orléans n'ont vraiment pas de chance. Cependant, il faut bien distinguer la fidélité au souverain et l'opinion qu'on a de lui. Le souverain incarne la nation, c'est dans l'ordre des choses.

Votre roman [Le Roi au-delà de la mer] s'adresse à un roi imaginaire, Philippe Charles François Louis Henri Jean Robert Hugues Pharamond de Bourbon. Pourquoi pas aux rivaux prétendant à la couronne?
Je ne veux pas entrer dans le débat dynastique. Aussi me suis-je inventé un Bourbon hypothétique, symbolique, un Bourbon de substitution auquel j'ai l'honneur de m'adresser en leurs lieu et place. C'est plus commode. Avec lui, nous ne risquons pas de nous brouiller, alors que les deux autres princes pourraient me reprocher de me mêler de ce qui ne me regarde pas, ce qui serait d'ailleurs assez vrai. Et puis, Le Roi au-delà de la mer est un roman. Je l'ai écrit comme une sorte de chevauchée dans le rêve.

Le premier conseil que vous donnez à ce roi, c'est de s'exiler, de disparaître. Pourquoi?
L'abrogation de la loi d'exil en 1950 a eu pour effet de banaliser les prétendants. Ils ne sont plus que des Français en France, privés de leur auréole de proscrit. S'ils n'y prennent garde, ils risquent de se fondre dans ce théâtre ambulant à la Pirandello avec ses bals caritatifs, ses réceptions sponsorisées, ses mariages merveilleusement princiers et son casting d'enfer, coiffeurs, couturiers, top models, histrions de télé, publicistes et requins de la finance. Mon prince imaginaire est un prince de vitrail. C'est pourquoi il choisit l'exil. Cela le grandit et rétablit les distances entre le spirituel et le matériel, entre le sacré et le politique, dont il aurait été privé en cédant imprudemment au courant commun de la vie.

Vous imaginez toutes sortes de scénarios pour rétablir la monarchie. L'un d'eux prévoit carrément une insurrection armée, qui se déroule, dans votre roman, le 29 avril 2000. Ne craignez-vous pas d'être accusé d'incitation à la violence?
Mon roi est pacifique. Il ne veut pas la guerre civile. Il mène un duel symbolique contre l'idée républicaine. Encore une fois, mon livre est un rêve.
Toutefois, certains pourraient être tentés d'aller jusqu'au bout de votre rêve. Cela s'est déjà produit avec votre roman Sire, dans lequel vous imaginiez le sacre du roi de France à Reims, en février 1999. Le jour J, une poignée de jeunes gens, qui ne s'étaient pas concertés, se sont retrouvés au rendez-vous. Souhaitez-vous qu'il en soit ainsi le 29 avril prochain?
Pour ma part, je serai chez moi le 29 avril prochain! (Rire)

Ne craignez-vous pas, avec ce livre, d'apparaître comme un écrivain militant?
Je ne veux pas jouer le rôle de l'écrivain royaliste. Je suis un écrivain qui est royaliste. Un point c'est tout. Je n'ai jamais milité dans aucun mouvement que ce soit.

Comment êtes-vous devenu royaliste?

Mon père l'était. Modérément, mais il l'était. Moi, ça m'est venu vers la quarantaine. Le royalisme a peuplé un grand vide en moi. Il a remplacé avantageusement ma désaffection progressive à l'égard de la façon dont la France se conduit et est conduite. Au début, c'était un royalisme de raisonnement. Puis, au fil du temps, c'est devenu beaucoup plus profond. Intérieurement, c'est très satisfaisant. Même si, je vous le concède, c'est un peu une tour d'ivoire.

Votez-vous?
Absolument. C'est d'ailleurs à l'un de mes grands ancêtres, François Vincent Raspail, que l'on doit le rétablissement du suffrage universel en 1848.

Votre royalisme n'est-il pas une forme de dandysme?
Si vous entendez par dandysme l'affirmation de l'individu contre la masse, alors oui mon royalisme est un dandysme.

Cette cause ne vous séduit-elle pas avant tout parce qu'elle est perdue?
Détrompez-vous! Si la monarchie était restaurée en France je serais le premier fidèle du roi.

Le Figaro-Littéraire du 13 janvier 2000
Raspail, ou le royalisme tel que je le vois

# Posté le lundi 28 janvier 2008 15:19